La femme d'un Dieu - Christine Machureau

Prostituée, pécheresse, pénitente… que n’a-t-on dit de la femme qui, plus que les Apôtres, est citée dans les Évangiles ! Mariam de Magdala, bête noire de l’Église romaine, a mis deux mille ans pour rejaillir en pleine lumière, pour éclabousser le monde de son chatoiement féminin.

La trentaine passée, elle avait tout vécu : un amour fulgurant, une exaltation spirituelle, l’offense et le mépris des hommes. Elle avait secouru le prophète de tous les temps, à la barbe des légionnaires romains. Parcourant à pied ou à dos de mule la Judée en tous sens pour écouter l’ineffable. Yeshoua disparu, il ne lui restait comme les autres qu’une mission à remplir : disperser le message à la surface de la Terre.

En vérité, qu’a-t-elle fait ? Qu’a-t-elle dit ?

Ceci est un roman qui vous mènera d’Égypte en Gaule, d’Isis à Cernunos, sous la domination romaine. Ce n’est pas une pâle copie des Évangiles, c’est une vision novatrice qui défie l’Histoire. Il est des fictions qui narguent les mensonges !

Nom du produit

Broché 152 x 229

324 pages

août 2018

20,00 €

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Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.

Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.

Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

« Nous sommes des Celtes. Bercée par ce leitmotiv que Charles, mon père, répétait à l'envi, c’est tout naturellement que l’Histoire se mit à couler dans mes veines. J’abordai à peine l’adolescence, que le moyen âge devînt ma tasse de thé, amplement abreuvée par une grand-mère écossaise, issue d’un clan célèbre.

Ce fut vraiment la première personne qui marqua mon enfance, comme une image fabuleuse… Une vie qui valait plus que les autres, parce qu’elle avait voyagé, pris des risques insensés, connu trois continents, largué des mines d’argent contre des emprunts russes, échangé deux vraies jambes contre deux autres en bois, à la suite d’un accident de tramway dans la ville de Montpellier. Comment vouliez-vous que mon imagination ne fût pas marquée par un tel personnage ?

J’acquis donc, avec mon père, une solide culture en Histoire et grâce à ma grand-mère Ann Mac Clark, des semelles de vent.

Les voyages, les rencontres les plus hétéroclites, les terres déchirées par la guerre, tout était bon pour étancher cette fièvre de la découverte. »