Impossible de séparer le quotidien et le repas.

C’est à table que se partagent nourritures et informations, que se signent les accords, c’est à table que s’élèvent les disputes, que s’amorcent les réconciliations.

C’est sur la table que courent les rumeurs, que s’insinuent les médisances, que vibrent les chuchoteries, que grondent les commérages. On clabaude, on rit, on s’exclame, on boit et on mange.

Des livres de recettes, il y en a déjà à foison. C’est pourquoi Christine Machureau, l’auteur de Mémoire Froissée, saga médiévale à succès, a voulu nous servir ici quelque chose de différent. Une invitation à un festin qui vous en apprendra long sur l’Histoire de France, un livre qui bruira de tout un souffle confus de voix diverses.

Allons donc fureter du côté des cuisines du Moyen Âge. Celles des nantis, nobles et grands seigneurs, celles des bourgeois, et aussi des manants.

L’auteur a réuni ici des recettes qu’elle revisite pour nous, et surtout qu’elle agrémente d’anecdotes savoureuses qui animent tout un peuple du passé. Et tout en passant les plats à vos voisins, régalez-vous des petites histoires qui font la grande Histoire.

Le mesnagier de Dame Christine - papier

Broché - 140 x 216 mm

74 pages

Juin 2016

10,00 €

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Christine MACHUREAU

« Nous sommes des Celtes. Bercée par ce leitmotiv que Charles, mon père, répétait à l'envi, c’est tout naturellement que l’Histoire se mit à couler dans mes veines. J’abordai à peine l’adolescence, que le moyen âge devînt ma tasse de thé, amplement abreuvée par une grand-mère écossaise, issue d’un clan célèbre.

Ce fut vraiment la première personne qui marqua mon enfance, comme une image fabuleuse… Une vie qui valait plus que les autres, parce qu’elle avait voyagé, pris des risques insensés, connu trois continents, largué des mines d’argent contre des emprunts russes, échangé deux vraies jambes contre deux autres en bois, à la suite d’un accident de tramway dans la ville de Montpellier. Comment vouliez-vous que mon imagination ne fût pas marquée par un tel personnage ?

J’acquis donc, avec mon père, une solide culture en Histoire et grâce à ma grand-mère Ann Mac Clark, des semelles de vent.

Les voyages, les rencontres les plus hétéroclites, les terres déchirées par la guerre, tout était bon pour étancher cette fièvre de la découverte. »

 

Son blog : Livres et Délires

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.

Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.

Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.

Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

Son épopée La Mémoire froissée fut un succès. Suivirent : D’or de sang et de soie, puis l’Hérétique, qui lui apportèrent un lectorat fidèle.

Malgré ses multiples occupations, elle prit le temps d’obtenir un brevet de parachutiste, de faire de nombreuses expositions de peinture à l’huile.

Son temps présent est totalement occulté par la création qui lui tient à cœur : reprendre un grand mythe de l’humanité pour en faire une réalité. 

 

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