Mémoire de sable et de vent - Tome 4 - Christine Machureau

1444.

Clara va transformer la mémoire de sa grand-mère, Anne Chauverson, en un mythe qui jalonnera toute son existence. Cette jeune femme rassemble son savoir et ses forces vives pour réaliser les rêves de sa vie, pour tenter d’égaler ses ancêtres, tour à tour guérisseuse, herboriste, libraire, alchimiste, architecte et financier. Elle ne veut déchoir. Poussée par sa formidable soif d’aventure, et la crainte du mariage imposé, elle ira au-delà du possible et les épreuves seront au rendez-vous.

Et vogue la galère ! Car c’est sur une galère de Maître Jacques Cœur que le monde et ses rudesses vont la blesser. Elle guérira en poursuivant toujours plus loin ses découvertes, à travers les déserts, dans les cités interdites aux chrétiens. Affrica la saisira à bras-le-corps et sur cette terre incandescente elle recevra les plus profondes leçons de sa vie.

Jusqu’à l’aveu d’une solitude irrépressible et intolérable qui la piège à Tombouctou, on la voit se débattre et espérer.


Mémoire de sable et de vent - Tome 4

Broché 152 x 229

320 pages

octobre 2018

20,00 €

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« Nous sommes des Celtes. Bercée par ce leitmotiv que Charles, mon père, répétait à l'envi, c’est tout naturellement que l’Histoire se mit à couler dans mes veines. J’abordai à peine l’adolescence, que le moyen âge devînt ma tasse de thé, amplement abreuvée par une grand-mère écossaise, issue d’un clan célèbre.

Ce fut vraiment la première personne qui marqua mon enfance, comme une image fabuleuse… Une vie qui valait plus que les autres, parce qu’elle avait voyagé, pris des risques insensés, connu trois continents, largué des mines d’argent contre des emprunts russes, échangé deux vraies jambes contre deux autres en bois, à la suite d’un accident de tramway dans la ville de Montpellier. Comment vouliez-vous que mon imagination ne fût pas marquée par un tel personnage ?

J’acquis donc, avec mon père, une solide culture en Histoire et grâce à ma grand-mère Ann Mac Clark, des semelles de vent.

Les voyages, les rencontres les plus hétéroclites, les terres déchirées par la guerre, tout était bon pour étancher cette fièvre de la découverte. »

 

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.

Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.

Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.

Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

Son épopée La Mémoire froissée fut un succès. Suivirent : D’or de sang et de soie, puis l’Hérétique, qui lui apportèrent un lectorat fidèle.

Malgré ses multiples occupations, elle prit le temps d’obtenir un brevet de parachutiste, de faire de nombreuses expositions de peinture à l’huile.

Son temps présent est totalement occulté par la création qui lui tient à cœur : reprendre un grand mythe de l’humanité pour en faire une réalité. 

 

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