L’impudente Aliénor qui, à l’aube des croisades en 1147, ose demander le divorce d’avec son époux le roi de France Louis VII, ouvre la porte au plein Moyen-âge. Elle nous apparait pourtant pleine de paradoxes cette Aliénor qui oscille entre ses passions amoureuses qu’elle veut vivre à son gré et ce « fin amor » qu’elle instaure et cultive à la Cour d’Aquitaine.

A cette époque, les chevaliers-troubadours se devaient de prendre « cœur » et de prendre « dame ». Aliénor ne faillira pas à cette tradition et, lorsqu’elle deviendra reine d’Angleterre, épousant Henri II de Plantagenêt, en secondes noces, elle ne cessera de valoriser et stimuler « l’amour courtois » dont elle ne peut se passer.